L'Asie
costèrent pour charger des épices, et que l'on a voulu représenter de manière distincte, car leurs caractéristiques sont différentes et qu'elles sont traitées à part au sein du Débarquement.
Tidore et Ternate
Lorsque l'expédition de Magellan-Elcano, déjà aux ordres de ce dernier, après la mort du Portugais, furent reçus par le sultan Almanzor, le souverain de l'île. Le chroniqueur du voyage Antonio de Pigafetta décrivit les vêtements du sultan :
« Ses vêtements consistaient en une chemise très fine, aux manches brodées d'or ; un pagne le couvrait de la taille aux pieds ; un voile de soie recouvrait sa tête, et sur le voile, une guirlande de fleurs ».
Antonio de Pigafetta
Dans la représentation du débarquement, sont représentés pour la première fois, les trois Moluquois qui arrivèrent au port avec les navigateurs. Ils ont voulu être traités comme les ambassadeurs de leur pays, et s'étaient confectionnés des costumes conforme à leur statut élevé sans être celui du sultan Almanzor.
Outre les tissus et les broderies que nous décrivait Pigafetta, ont été ajoutés des éléments qui couvraient la tête des trois habitants des îles, car à l'époque, la religion dominante de la région était l'islam, et il était très important que la tête soit couverte.


L'Inde
Une fois les îles des épices laissées derrière eux, l'embarcation d'Elcano reprend la route du retour en navigant à nouveau vers l'ouest. Pendant ce voyage téméraire et inconnu, l'embarcation essaya de ne pas toucher terre pour ne pas être aperçue par les Portugais, elle ferait donc le trajet à distance des côtes du continent asiatique. Pour représenter le continent, a été choisie l'Inde, car il s'agissait de l'un des territoires les plus importants pour les Portugais qui luttaient contre l'Espagne pour leur hégémonie sur l'océan, et parce que c'était un territoire qui avait vu à de nombreuses reprises les expéditions de Magellan au service de la couronne portugaise.
Pour représenter ce pays, on a opté pour l'esthétique hindoue, la plus identifiable et associée au continent asiatique. Pour les hommes, a été choisi quelque chose qui ressemble à ce que décrivait Pigafetta dans son témoignage, car ce sont des habits ressemblant à ceux trouvés dans des illustrations de l'époque en Inde. Pour les femmes, le sari a été choisi. Sari signifie « bande de tissu » en sanscrit, bien que pour de nombreuses personnes il s'agisse de plus qu'un habit, il s'agit d'un symbole de fierté nationale, ambassadeur de la création et de l'artisanat du pays.
Parmi les techniques pour porter un sari, se trouve l'omniprésent nivi (drapé, entourant la taille, avec le pallu, ou l'extrémité décoré de la pièce, recouvrant l'épaule gauche) et le Dharampur rural, qui transforme habilement un rectangle d'étoffe long en caleçon arrivant aux chevilles. La plupart des présentations de saris requièrent un choli (un haut à porter sous le sari), et un jupon à mi-hauteur. Ce dernier assure le maintien de l'étoffe, et aide à manipuler le tissu. Certains plis du sari doivent être maintenus avec des points ou des épingles, alors que d'autres sont plus libres avec une technique de pliage pour le corps.





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