L'Océanie

L’expédition de Magellan-Elcano fit escale sur l’île de Guam, dans l’archipel des Islas Marianas, que les navigateurs appelèrent « l’île des Voleurs ». Toutefois, pour représenter le continent océanien lors du Desembarco (Lehorreratzea), il a été décidé de prendre comme référence un peuple plus facilement identifiable par le public actuel.

Bien que l’expédition ait été en contact avec des populations du Pacifique occidental, il n’existe pas de référence unique permettant d’associer directement un peuple ou un État actuel pour symboliser l’Océanie dans l’événement. L’objectif étant de représenter tous les continents du monde, l’Océanie a donc été incluse au moyen d’une proposition visuellement reconnaissable.

Le choix s’est porté sur des éléments caractéristiques du peuple maori de Nueva Zelanda. Les Maoris comptent parmi les cultures autochtones les plus connues et les plus facilement identifiables d’Océanie. Traditionnellement, ils confectionnaient leurs vêtements et leurs ornements à partir de fibres végétales locales ainsi que de peaux d’oiseaux et d’autres animaux. Il existait une grande variété de vêtements, notamment de nombreux types de manteaux. Les habits, les parures et même les coiffures indiquaient le statut social d’une personne, et les vêtements de grande qualité renforçaient son prestige.

Pour le costume, le piupiu a été retenu : une jupe composée de bandes pendantes dont le nom signifie « se balancer ». Elle pouvait être portée autour de la taille ou en bandoulière sur une épaule, et était réalisée dans différents matériaux et styles selon l’usage et le rang de celui ou celle qui la portait.

Une attention particulière a également été portée à la décoration faciale caractéristique de certains peuples insulaires du Pacifique, notamment celle associée à la tradition maorie. Le tatouage dépasse la simple dimension esthétique : il possède une signification culturelle et spirituelle profonde. Dans la tradition maorie, il constitue un rite de passage de la jeunesse à l’âge adulte et symbolise le rang, la position et le prestige au sein de la communauté.

Alors que les hommes pouvaient porter des tatouages couvrant largement le visage, les femmes concentraient traditionnellement ces motifs sur le menton, les lèvres et parfois le nez, en conservant toujours leur valeur identitaire et sacrée.